Le Jardin Botanique de Rennes
au parc du Thabor

HORTUS BOTANICUS REDONENSIS

Historique du Jardin botanique de Rennes

Plan du projet Bühler 1867 pour le parc du Thabor (partiel).
Le jardin botanique y est légendé « École de botanique ».
Le projet sera mis à exécution un an plus tard en 1868
[Archives municipales de Rennes]

Le Jardin botanique de Rennes existe dans le parc du Thabor depuis le XVIIIe siècle. Tout d’abord placé devant les serres et orangeries, il fut installé à son emplacement actuel, plus à l’est et avec un plan centré, en 1868 par l’architecte-paysagiste Denis Bühler dans le cadre du réaménagement global du parc du Thabor.

Le rôle initial de ce jardin botanique était pédagogique, à destination des étudiants en botanique, horticulture et pharmacie, d’où le nom d’école de botanique qui était souvent donné à ce type ancien de jardin botanique, dont celui-ci. La faculté des sciences de Rennes est longtemps restée très proche du parc du Thabor, au sud sur les berges de la Vilaine.

Depuis lors, ce jardin botanique a conservé intacte sa disposition originelle en plates-bandes annulaires concentriques avec bassin central et allées transverses en croix orientées sur les points cardinaux. On retrouve ce type de plan centré au jardin botanique du parc de la Tête d’Or, à Lyon, autre œuvre (1857) des frères Bühler.

L’entrée naturelle du jardin, car donnant sur le reste du parc, est son entrée ouest et c’est donc logiquement de celle-ci qu’a été fixée le démarrage du parcours annulaire, dans le sens horaire, de la périphérie vers le centre.

La disposition des familles adoptée suivait initialement la classification ancienne de Jussieu (in Genera Plantarum 1789) affinée et complétée par De Candolle. Les divers groupes étaient (et sont toujours) disposées ainsi, de l’extérieur vers l’intérieur : les acotylédones (fougères et apparentées) puis les Monocotylédones puis les Dicotylédones et enfin les Gymnospermes (conifères et apparentés) au centre du fait de leur port essentiellement arborescent. De même, parmi les Dicotylédones, les familles essentiellement arborescentes (Fagaceae...) ont été rapprochées du centre afin de ne pas trop ombrer les plantes basses.

Cette classification traditionnelle est aujourd’hui encore globalement respectée mais, au fil de l’existence de ce jardin, les évolutions et remaniements des collections ont entraîné quelques bizarreries dans la classification avec quelques familles aujourd’hui scindées en plusieurs endroits différents du jardin (Lamiaceae, Oleaceae...).