Le Jardin Botanique de Rennes
au parc du Thabor

HORTUS BOTANICUS REDONENSIS

Le parc du Thabor


Le parc du Thabor est un vaste parc public de centre-ville d’un peu plus de 10 hectares. Le Thabor n’est pas le plus grand parc de la ville de Rennes mais il est le plus ancien et le plus prestigieux… et le plus fréquenté ! Ce parc se compose de plusieurs parties de style et d’usage différents :


Parc du Thabor, plan général

Thabor plan
Plan publié par la ville de Rennes (modifié)

Un peu d’histoire…

Le parc du Thabor tire son nom du mont Thabor en Palestine. Ce mont, qui domine le lac de Tibériade, serait, suivant la croyance chrétienne, le lieu de la Transfiguration du Christ. Ce surnom a été donné, à une date imprécise, par les moines de l’abbaye bénédictine St-Melaine de Rennes au sommet d’une modeste colline en plateau attenante à leur abbaye, cette dernière en occupant le flanc ouest. La toponymie avait une certaine cohérence puisque les terrains immédiatement au nord-ouest du Thabor étaient ceux d’une ferme appartenant à l’abbaye, la ferme de la Palestine (dont l’actuelle rue de la Palestine, qui longe le parc au nord, garde le souvenir).

Les vergers et potagers de l’abbaye occupaient cet espace nommé le Thabor, aujourd’hui de centre-ville mais à l’origine hors-les-murs. Un peu plus tard, les jardins du palais archiépiscopal (situé immédiatement à l’ouest de l’abbaye) s’y sont greffés et intriqués avec les jardins de l’abbaye, devenant d’ailleurs une source incessante de conflit de jouissance entre le pouvoir (archi)épiscopal grandissant et le pouvoir abbatial déclinant.

Le groupe de séquoias géants
(Sequoiadendron giganteum)
élément¨iconique des œuvres des frères Bühler
La présence de l'ancienne abbatiale romane à l'entrée du parc
rappelle son passé de jardin monastique.

Le parc actuel est le descendant direct de ces jardins abbatiaux et épiscopaux, devenus publics et propriété de la ville à la Révolution. L’usage des jardins abbatiaux comme promenade publique avait d’ailleurs débuté un peu avant la Révolution mais ils étaient alors réservés aux hommes.

Sous le Second Empire, le parc du Thabor est totalement réorganisé en 1868 par le célèbre architecte-paysagiste Denis Bühler. Une trentaine d’années plus tard, en 1899, le parc s’agrandit de 4 hectares sur le versant sud de la colline en intégrant le terrain de l’ancien hospice des Catherinettes. Depuis cette date, sa surface et son aspect ne se modifieront que peu jusqu’à nos jours.